Jeanne Pariset, Religieuse
Elle fut la mère supérieure du Lycée Sainte Marie de Nevers à Toulouse.
Elle a protégé des enfants et des familles juives, dont la famille Grossmann, pendant l’Occupation.
Son courage face aux risques a été reconnu par Yad Vaschem :
Elle a été nommée Juste parmi les Nations en 2011.
Jeanne PARISET, née le 09 septembre 1872 et décédée le 08 octobre 1959.
Elle évolue dans un cadre où se mêlent engagement religieux, responsabilités sociales et bouleversements historiques. Membre des Sœurs de la Charité de Nevers, elle exerce à Toulouse comme supérieure locale, rôle qui lui confère l’autorité de gérer un couvent dédié à l’accueil, l’éducation et l’assistance aux personnes vulnérables.
Son action se déroule principalement durant la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte marqué par l’Occupation allemande, les lois antisémites du régime de Vichy et les rafles. Toulouse et sa région sont alors à la fois un lieu d’accueil pour de nombreux réfugiés juifs et un espace fortement surveillé par les autorités allemandes et françaises. Les institutions religieuses, dont les couvents, deviennent souvent des refuges clandestins.
Dans ce climat de danger, Jeanne Pariset agit selon une éthique de charité et de protection des plus faibles. Elle accueille et dissimule notamment des enfants et des familles juives, dont la famille Grossmann, sans discrimination ni pression religieuse.
Ce courage, exercé malgré les risques de dénonciation et de déportation, s’inscrit dans un ensemble de gestes individuels portés par des religieuses et religieux qui refusent les persécutions.
Ses actes héroïques, lui vaudront la reconnaissance de Juste parmi les Nations en 2011.
Elle a été officiellement reconnue Juste parmi les Nations en 2011 par l’institut Yad Vashem selon la procédure de reconnaissance des Justes en l’honneur de son aide pour l’hébergement et la protection des Juifs menacés pendant l’Occupation en France.
L’institut international (Yad Vashem) qui reconnaît les héros ayant protégé les Juifs face aux persécutions nazies.

Yad Vashem naît pour honorer martyrs et héros de la Shoah.

Commission officielle menée par un juge alloue le titre sur preuves.

29 000 héros reconnus, dont 4 400 Français, 4 400 distinctions en France.
Yad Vashem est une organisation des martyrs et des héros de la Shoah créée par l’Israël en 1953 afin de reconnaître les justes.
C’est l’Institut International pour la Mémoire de la Shoah.
Le titre de Juste parmi les nations est la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. Il a été décerné à 4400 français et 29 000 personnes dans le monde.
Les Juste parmi les nations sont les personnes non juives reconnues par Yad Vashem qui ont risqué leur vie en aidant des Juifs au cours de la Shoah.
Depuis 1963, une commission présidée par un juge de la Cour Suprême de l’État d’Israël est chargée d’attribuer le titre de « Juste parmi les Nations ».
En Occitanie, Maurice LUGASSY a écrit un livre intitulé Les Justes en Occitanie, parlant de ces hommes et ses femmes qui sont allés à l’encontre des lois du régime de Vichy.
« Le titre de « Juste parmi les Nations » peut être décerné lorsque les informations disponibles, basées sur le témoignage d’un survivant ou sur des documents divers, démontrent clairement qu’une personne non-juive a risqué sa vie, sa liberté et sa sécurité pour sauver un ou plusieurs Juifs de la mort ou de la déportation, et ce sans demander aucune compensation de quelque nature que ce soit en contrepartie. Ces conditions s’appliquent également aux personnes décédées.
Les témoignages ( incluant toutes les données personnelles disponibles à propos des sauveteurs et des survivants, un récit détaillé de la tentative de sauvetage (comment le contact avec le sauveteur a-t-il été établi ; quelle forme le sauvetage a-t-il pris ; où et quand a-t-il eu lieu ; comment le danger que couraient les sauveteurs s’est-il manifesté…) signés et authentifiés du survivant et d’éventuels autres témoins attestant la tentative de sauvetage.
Les témoignages peuvent être rédigés en hébreu ou dans toute autre langue européenne. »
Tout document pouvant établir l’authenticité de la tentative de sauvetage et le sort des survivants : documents officiels de l’époque de la Shoah, lettres ou journaux intimes, correspondance après-guerre entre les survivants et leurs familles et leurs sauveteurs et leurs familles, mémoires ou témoignages écrits par les survivants après la guerre, témoignages d’autres personnes susceptibles d’avoir eu connaissance de la tentative de sauvetage (voisins, autres survivants, etc.).
Les témoignages et l’ensemble des documents joints seront conservés aux Archives de Yad Vashem à des fins de recherche, d’éducation et de commémoration. Yad Vashem s’engage à poursuivre ses activités dans le cadre du programme des Justes parmi les Nations tant que des requêtes de reconnaissance, étayées par des preuves solides répondant aux critères de l’Institut, continueront à lui être soumises.
Vous pouvez en savoir plus ici : https://www.yadvashem.org/fr/justes/comment-soumettre-une-demande.html
L’intervention
Témoignage d’une femme juive revenue dans son école où elle a été recueilli et protégée durant l’Occupation (1942/1943).
Devoir de mémoire.
Madame Grossmann, 87 ans, retourne en 2015 dans l’école qui a caché sa famille des lois antisémites.
Transmission familiale, reconnaissances et devoir de mémoire sont les moteurs de sa visite.
La famille fuit en zone libre grâce aux voisins et passeurs. Les religieuses cachent 5 personnes au péril de la déportation.
Environnement bienveillant sans discrimination.
Retour à Metz, appartement vidé, reconstruction par le travail. Modestie, honnêteté, gratitude guident l’éducation de la nouvelle génération.
« Apprenez, apprenez, apprenez. » L’éducation est l’armure pour la vie.
Chance, travail, gentillesse et ambition sont les clés pour se réaliser.
Témoignage essentiel sur la résilience, la bonté et la reconnaissance face à l’adversité historique.
Yad Vashem
Yad Vashem est une organisation des martyrs et des héros de la Shoah créée par l’Israël en 1953 afin de reconnaître les justes. C’est l’Institut International pour la Mémoire de la Shoah. Le titre de Juste parmi les nations est la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. Il a été décerné à 4400 français et 29 000 personnes dans le monde. Les Juste parmi les nations sont les personnes non juives reconnues par Yad Vashem qui ont risqué leur vie en aidant des Juifs au cours de la Shoah. Depuis 1963, une commission présidée par un juge de la Cour Suprême de l’État d’Israël est chargée d’attribuer le titre de « Juste parmi les Nations ».
En Occitanie, Maurice LUGASSY a écrit un livre intitulé Les Justes en Occitanie, parlant de ces hommes et ses femmes qui sont allés à l’encontre des lois du régime de Vichy.
Les justes à Toulouse
TEXTE JUSTES TOULOUSE
Monseigneur Saliège
Jules-Géraud Saliège (1870-1956) est un prélat catholique français. Il devient évêque de Gap en 1925, puis archevêque de Toulouse en 1928, et finalement cardinal.
– Ordonné prêtre en 1895
– Enseignant puis supérieur de séminaire
– Aumônier militaire durant la Première Guerre mondiale
– Nommé évêque puis archevêque malgré de graves problèmes de santé
– Auteur des chroniques « Menus propos », connues pour leur liberté de ton
– Condamne l’antisémitisme dès 1933.
– Défend la position de l’Église contre le racisme (notamment après 1937)
– Reçoit Pétain en 1940 mais s’inquiète rapidement des dérives du régime
– Soutient les réfugiés et les internés des camps du Sud-Ouest
– En 1942, condamne publiquement les déportations de Juifs
– Aide des réseaux d’entraide et s’oppose aux persécutions antisémites
– Mgr Saliège a condamné publiquement l’antisémitisme dès 1933, bien avant que la persécution ne s’intensifie. Il a apporté un soutien concret aux détenus des camps de Noé et Récébédou dès 1941 en les aidant matériellement. Le 23 août 1942, il a fait lire dans toutes les paroisses de son diocèse sa célèbre lettre pastorale « Et clamor Jerusalem ascendit », dénonçant les déportations et affirmant la dignité humaine de tous les Juifs. Il a encouragé et organisé des filières de sauvetage, faux baptêmes, refuges, passages clandestins, pour protéger des Juifs menacés. Malgré une arrestation par la Gestapo en 1944, il a survécu et a été honoré après-guerre comme un moraliste de la Résistance et compagnon de la Libération.
– Fait compagnon de la Libération par le général de Gaulle
– Reconnu Juste parmi les nations en 1969 pour son action en faveur des Juifs